Souvenir de Rose Pierre de Ronsard (Geneviève Persoglia)
Une rose m'a dit: Regarde
La couleur tendre de mon velours,
Ma pureté que rien ne farde,
Je suis belle sans nul secours,
Ma clarté jamais ne s'éffondre
Je suis l'idéale fraîcheur...
Une rose m'a dit: Aspire
Mon parfum qui n'a rien d'égal,
Que l'Univers entier respire.
Ne cherche point chez un rival
Odeur qui puisse correspondre
Rien n'équivaut à sa vigueur...
Une rose m'a dit: Contemple
Ma bonté se laissant cueillir;
J'ai fait de ma corolle un temple,
Quiconque vient s'y recueillir
N'aura jamais à s'y morfondre
Je lui donne un baiser de fleur...
mardi 17 mars 2009
LADY N*********
lundi 16 mars 2009
L'ENCHANTEMENT*******
Le Soleil et la Rose (Isabelle Lardy)
Au bord du chemin, adossé à une treille
Pousse un charmant rosier nommé Pierre de Ronsard
Dont la fleur nacrée à l'éclat de vermeil
Embaume tout l'air d'un délicieux nectar.
Le soleil, je crois, s'est épris de la rose.
Ebloui par la grâce de sa perfection,
Il la veille sans cesse, depuis qu'elle est éclose
Lui offrant la caresse de ses tendres rayons.
Préférant se cacher plutôt que la brûler
Aux heures les plus chaudes des beaux mois du printemps
Et maudissant le jour des cîmes enneigées
Où, transie, elle endure seule un froid glaçant.
La rose, ravie de son auréole d'or,
S'ouvre alors, dévoilant des jupons de friponne
Un coeur frémissant et bien d'autres trésors.
A cette ardente passion, elle s'abandonne !
samedi 14 mars 2009
IL EST NE LE DIVIN ENFANT***CHANTONS TOUS SON AVENEMENT*****JOYEUXNOEL******
IL EST NE LE DIVIN ENFANT***CHANTONS TOUS SON AVENEMENT*****JOYEUX NOEL******, première mise en ligne par baratineuse1947.
Il est né le divin enfant,
Jouez hautbois, résonnez musettes !
Il est né le divin enfant,
Chantons tous son avènement !
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous le promettaient les prophètes
Depuis plus de quatre mille ans,
Nous attendions cet heureux temps.
Au Refrain
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Ah ! que ses grâces sont parfaites !
Ah ! Qu'il est beau, qu'il est charmant !
Qu'il est doux ce divin enfant !
Au Refrain
Une étable est son logement
Un peu de paille est sa couchette,
Une étable est son logement
Pour un dieu quel abaissement !
Au Refrain
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez vous unir à nos fêtes
Partez, grands rois de l'Orient !
Venez adorer cet enfant !
CE CANTIQUE A ETE ECRIT ENTRE
LE XVIII ET LE XVIIII siecle....
jeudi 5 mars 2009
ETOILE DES NEIGES........FOR TO******JOYEUX NOEL******
Dans un coin perdu de montagne
Un tout petit savoyard
Chantait son amour dans le calme soir
Près de sa bergère au doux regard
Étoile des neiges, mon coeur amoureux
S'est pris au piège de tes grands yeux
Je te donne en gage
cette croix d'argent
Et t'aimer toute ma vie, je, fais serment.
Hélas, soupirait la bergère
Que répondront nos parents
Comment ferons nous, nous navons pas d'argent
Pour nous marier dès le printemps
Étoile des neiges sèche tes beaux yeux
Le ciel protège les amoureux
Je pars en voyage
pour qu'à mon retour A tout jamais
plus rien n'empêche notre amour.
Alors il partit pour la ville Et ramoneur il se fit
Sur les cheminée dans le vent et la pluie
Comme un diable noir de suie
Étoile des neiges sèche tes beaux yeux
Le ciel protège les amoureux
Ne perds pas courage, il te reviendra
Et tu seras bientôt dans ses bras
Et quand les beaux jours refleurirent
Il sen revint au hameau
Et sa fiancée l'attendait tout là-haut
Parmi les clochettes du troupeau
Étoile des neiges tes garçons d'honneur
Vont en cortège portant des fleurs
Par un mariage finit mon histoire
De la bergère et de son petit savoyard.
Étoile des Neiges (Forever and ever)
Paroles françaises de Jacques Plante
jeudi 26 février 2009
ROSE VANILLE..........
La rose
Je dirai la rose aux plis gracieux.
La rose est le souffle embaumé des Dieux,
Le plus cher souci des Muses divines.
Je dirai ta gloire, ô charme des yeux,
Ô fleur de Kypris, reine des collines !
Tu t'épanouis entre les beaux doigts
De l'Aube écartant les ombres moroses ;
L'air bleu devient rose, et roses les bois ;
La bouche et le sein des Nymphes sont roses !
Heureuse la vierge aux bras arrondis
Qui dans les halliers humides te cueille !
Heureux le front jeune où tu resplendis !
Heureuse la coupe où nage ta feuille !
Ruisselante encor du flot paternel,
Quand de la mer bleue Aphrodite éclose
Étincela nue aux clartés du ciel,
La Terre jalouse enfanta la rose ;
Et l'Olympe entier, d'amour transporté,
Salua la fleur avec la Beauté !
LECONTE DE LISLE**********
mercredi 25 février 2009
LES YEUX*********
Petit museau, petites dents,
Yeux qui n'étaient point trop ardents,
Mais desquels la prunelle perse
Imitait la couleur diverse
Qu'on voit en cet arc pluvieux
Qui se courbe au travers des cieux ;
La tête à la taille pareille,
Le col grasset, courte l'oreille,
Et dessous un nez ébénin
Un petit mufle léonin,
Autour duquel était plantée
Une barbelette argentée,
Armant d'un petit poil follet
Son musequin damoiselet ;
La gorge douillette et mignonne,
La queue longue à la gueunonne,
Mouchetée diversement
D'un naturel bigarrement :
Tel fut Belaud la gente bête
Qui des pieds jusques à la tête,
De telle beauté fut pourvu
Que son pareil on n'a point vu.
JOACHIM DU BELLAY
mardi 10 février 2009
CE SOIR,LA LUNE************
Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours
L'histoire
T'embellira toujours.
Et toujours rajeunie,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.
T'aimera le vieux pâtre,
Seul, tandis qu'à ton front
D'albâtre
Ses dogues aboieront.
T'aimera le pilote
Dans son grand bâtiment,
Qui flotte,
Sous le clair firmament !
Et qu'il vente ou qu'il neige
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
Venant ici m'asseoir ?
Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i
ALFRED DE MUSSET*****EXTRAIT DE "BALLADE A LA LUNE"
vendredi 6 février 2009
DANS MON JARDIN*******
Très chics et très snobs, les bougainvillées
Ne supportent pas la rigueur du froid ;
Ce n’est pas pour rien qu’elles ont squatté
La côte d’Azur, le pays niçois,
Et même Marseille et la Côte bleue !
Elle poussent là où est la douceur
Car elles sont filles du pays heureux
Où l’on n’est vêtu que de fruits, de fleurs.
Lancées à l’assaut des façades chaudes,
Leurs lianes les couvrent de leurs bractées.
Sous les assauts bleus du ciel émeraude
Elles sont encor bien plus colorées
Que les autres fleurs aux teintes outrées
Par tous les excès du grand soleil blanc.
Rouges, orangées, ou rose violet
Ce sont les garantes du grand beau temps.
VETTE DE FONCLARE****
vendredi 26 décembre 2008
CE SOIR********
Le puissant soleil m'éblouit,
Crevant le blanc autour de lui.
D'un ciel perlé sans déchirures,
Il est l'innommable parure.
Installé face à ma maison,
Il investit tout mon salon
De sa rayonnante chaleur
Et en ranime les couleurs.
Alors ravie, je m'émoustille.
Si ma raison était gentille,
Elle accepterait un congé,
Loin de moi irait voyager.
La muse de la fantaisie,
Qui se nourrit de poésie,
Pourrait me souffler quelques vers.
En attendant, je lis Prévert.
SUZANNE WALKER"
jeudi 25 décembre 2008
REINE D'UN JOUR****FOR YOU**THANKS*******
En équilibre, somptueuse,
Une fleur d’hibiscus ouverte,
Se détachant des feuilles vertes,
Qui pose en star voluptueuse.
Une fleur d’hibiscus ouverte,
D’une perfection fabuleuse,
Qui pose en star voluptueuse,
Une grâce qui m’est offerte.
D’une perfection fabuleuse,
Du velours pourpre sur soie verte
Une grâce qui m’est offerte,
La beauté qui me rend heureuse.
Du velours pourpre sur soie verte,
Oeuvre vivante, capiteuse,
La beauté qui me rend heureuse
Que je sais périlleuse, certes.
SUZANNE WALTHER-SIKSOU
mercredi 24 décembre 2008
CIEL DE FEU******
Il envahit la nacre de lumière aveuglante.
Il inonde de joie l'immensité des cieux.
De ces fous qu'il enivre, il fait baisser les yeux.
Dans l'éblouissement conduit les âmes errantes.
Il inonde de joie l'immensité des cieux.
Il ôte des coeurs lourds l'angoisse exténuante,
Dans l'éblouissement conduit les âmes errantes.
Il rend impondérables les penseurs soucieux.
Il ôte des coeurs lourds l'angoisse exténuante.
Il se révèle un dieu ardent et généreux.
Il rend impondérables les penseurs soucieux.
Il mène en un ailleurs de grâces rayonnantes.
Il se révèle un dieu ardent et généreux,
Prodiguant l'énergie puissamment agissante.
Il mène en un ailleurs de grâces rayonnantes,
Féerie de couleurs et décors fabuleux.
SUZANNE WALTHER-SIKSOU
dimanche 16 novembre 2008
CREPUSCULE**********
Soleils De Cire.
Par Bernard De l'Océan
I
Le ciel est devenu au soleil étoilé
L'ombre de t'admirer.
Sa lumière immobile en rêve de clarté
Souffre de conspirer,
II
Dans les écroulements des rêves de lumières
Les éblouissements
Du soir immensément qui s'ombre de matières
Constellées d'océans.
III
Sur l'immobilité de tout ce qui est sombre,
Ce soleil qui pareil
Au rire immensité, fait l'éternité d'ombre
D'un durable vermeil,
IV
Candeur dans la nuit blême au terme du savoir
Stellaire de soupir,
Conspire infiniment que le vent est vouloir
A l'instant de souffrir,
V
Ces candélabres bleus qui brillent dans l'automne
En veilles de pâleurs
Et que la brise berce immense et monotone
De liquides couleurs. . .
VI
Ils font cet archipel de cire qui s'inspire
D'un sublime soleil,
Qui brille étrangement dans tes regards que mire
Un grand soleil pareil.
samedi 8 novembre 2008
COUCHER DE SOLEIL***********
e Soleil couronné de rayons et de flammes
Redore nostre aube à son tour :
Ô sainct Soleil des Saincts, Soleil du sainct amour,
Perce de flesches d'or les tenebres des ames
En y rallumant le beau jour.
Le Soleil radieux jamais ne se courrouce,
Quelque fois il cache ses yeux :
C'est quand la terre exhalle en amas odieux
Un voile de vapeurs qu'au devant elle pousse,
En se troublant, et non les Cieux.
Jesus est toujours clair, mais lors son beau visage
Nous cache ses rayons si doux,
Quand nos pechez fumans entre le Ciel et nous,
De vices redoublez enlevent un nuage
Qui noircit le Ciel de courroux.
Enfin ce noir rempart se dissout et s'esgare
Par la force du grand flambeau.
Fuyez, pechez, fuyez : le Soleil clair et beau
Vostre amas vicieux et dissipe et separe,
Pour nous oster nostre bandeau.
Nous ressusciterons des sepulchres funebres,
Comme le jour de la nuict sort
Si la premiere mort de la vie est le port,
Le beau jour est la fin des espaisses tenebres,
Et la vie est fin de la mort.
Théodore Agrippa d' AUBIGNÉ
mardi 9 septembre 2008
SOMBRES PENSEES***************
Le soleil disparaît dans l’ombre du couchant,
Mélancolique adieu d’un jour de notre vie ;
Et ce jour qui s’éteint dans sa calme agonie,
N’est plus qu’une lueur au bord du noir néant.
Et la Terre qui flotte et vogue dans l’espace,
Laisse loin derrière elle et nos ans écoulés
Et nos ambitions, nos projets écroulés,
Dans un muet sillage où tout fuit et s’efface.
C’est l’heure où notre esprit évoque le passé,
Abîme sur lequel le souvenir surnage ;
Et je vois resplendir, comme dans un mirage,
Un essaim de beautés que rien n’a remplacé.
Je les vois dans ce bal, dont l’éclat magnifique
Éclipsait tous les bals renommés jusque-là ;
Ivres de leur printemps, d’amour et de musique,
Pour elles cette nuit bien vite s’envola.
"SOLEIL COUCHANT"......EXTRAIT.....ALBERT MERCIER.....
lundi 8 septembre 2008
BARRIERE DE PLUIE*******
Jours de pluie,
Coeur tristesse,
Ma vie pleure
La sève brûlante
De ton regard d'automne
Qui enflammait
Mon âme esclave...
dimanche 7 septembre 2008
LA DERNIERE............
On dirait une rose blanche
Qu'aurait fait rougir de pudeur,
En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d'ardeur.
Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.
Comme un teint aristocratique
Noircit les fronts bruns de soleil,
De ses soeurs elle rend rustique
Le coloris chaud et vermeil.
Mais, si votre main qui s'en joue,
A quelque bal, pour son parfum,
La rapproche de votre joue,
Son frais éclat devient commun.
Il n'est pas de rose assez tendre
Sur la palette du printemps,
Madame, pour oser prétendre
Lutter contre vos dix-sept ans.
THEOPHILE GAUTIER
jeudi 28 août 2008
************LE CREPUSCULE DES ROIS************************
************LE CREPUSCULE DES ROIS************************, première mise en ligne par baratineuse1947.
Flottez, soleils des nuits, illuminez les sphères ;
Bourdonnez sous votre herbe, insectes éphémères ;
Rendons gloire là-haut, et dans nos profondeurs,
Vous par votre néant, et vous par vos grandeurs,
Et toi par ta pensée, homme ! grandeur suprême,
Miroir qu'il a créé pour s'admirer lui-même,
Echo que dans son oeuvre il a si loin jeté,
Afin que son saint nom fût partout répété.
Que cette humilité qui devant lui m'abaisse
Soit un sublime hommage, et non une tristesse ;
Et que sa volonté, trop haute pour nos yeux,
Soit faite sur la terre, ainsi que dans les cieux !
Extrait de l'INFINI DANS LES CIEUX**********
ALPHONSE DE LAMARTINE*************
mardi 26 août 2008
LE BLEU DE L'AME
Dans le jardin des roses bleues,
chaque pétale est une empreinte
et les pierres brûlantes de l’été
abritent les secrets du silence.
Il en a réchauffé des roches
par des notes azurées de souvenirs
et des soleils habillés en hiver
d’aubes paresseuses jusqu’à la cime.
Elle en a refroidi des brisants
dont la fêlure est un sourire
perdu sur le chemin du cœur,
emporté par la marée lacrymale.
Les roses bleues refleurissent
toujours dans la brume vernale,
parmi les ruines des balbutiements,
parmi les herbes mortes-nées.
Leurs pétales brillent sous un voile pâle
alors que les pierres cassées respirent
le parfum grisant de la renaissance.
Elles vivent et les fleurs ont fané.
POEMES DE CERES.....
dimanche 24 août 2008
LE SOLEIL DE MON" UNIVERS"........Bonne journée à tous...
LE SOLEIL DE MON" UNIVERS"........Bonne journée à tous..., première mise en ligne par baratineuse1947.
L'univers est un poème ...
Mystérieux moment où l'on commence à vivre...
La matière s'anime à ton souffle, mon Dieu.
L'âme qu'elle a reçue est un rayon de feu
Qui remonte vers toi, prisonnier qu'on délivre.
Et la vie est partout. Comme on lit dans un livre,
Dans le monde insondable on voudrait lire un peu,
Pour voir si le travail alterne avec le jeu,
Et si les coeurs parfois mêlent la flamme au givre.
La Terre pleure et rit. L'homme ainsi l'a voulu.
Dès le premier dîner il se montre goulu
Et verse le vin pur sur la pomme indigeste.
Le poète, à l'aspect de la voûte céleste,
Se dit, rêvant de vers et tombant à genoux
Le monde est un poème et Dieu l'a fait pour nous.
Léon-Pamphile LE MAY....1837-1918.....
samedi 23 août 2008
FLEUR DE POMMIER.....
L'odeur de mon pays était dans une pomme.
Je l'ai mordue avec les yeux fermés du somme,
Pour me croire debout dans un herbage vert.
L'herbe haute sentait le soleil et la mer,
L'ombre des peupliers y allongeaient des raies,
Et j'entendais le bruit des oiseaux, plein les haies,
Se mêler au retour des vagues de midi...
Combien de fois, ainsi, l'automne rousse et verte
Me vit-elle, au milieu du soleil et, debout,
Manger, les yeux fermés, la pomme rebondie
De tes prés, copieuse et forte Normandie ?...
Ah! je ne guérirai jamais de mon pays!
N'est-il pas la douceur des feuillages cueillis
Dans la fraîcheur, la paix et toute l'innocence?
Et qui donc a jamais guéri de son enfance ?...
LUCIE DELARUE-MARDRUS