Les nénuphars L'étang dont le soleil chauffe la somnolence Est fleuri, ce matin, de beaux nénuphars blancs ; Les uns, sortis de l'eau, se dressent tout tremblants, Et dans l'air parfumé leur tige se balance. D'autres n'ont encor pu fièrement émerger : Mais leur fleur vient sourire à la surface lisse. On les voit remuer doucement et nager : L'eau frissonnante affleure aux bords de leur calice. Edmond ROSTAND (1868-1918) Téléchargé par lavanthym le 18 aoû 10 à 4:51 (CET).
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lundi 14 février 2011
dimanche 20 juin 2010
Cheval noir en pays vert
Le cheval
Et le cheval longea ma page.
Il était seul, sans cavalier,
Mais je venais de dessiner
Une mer immense et sa plage.
Comment aurais-je pu savoir
D'où il venait, où il allait ?
Il était grand, il était noir,
Il ombrait ce que j'écrivais.
J'aurais pourtant dû deviner
Qu'il ne fallait pas l'appeler.
Il tourna lentement la tête
Et, comme s'il avait eu peur
Que je lise en son coeur de bête,
Il redevint simple blancheur.
Maurice Carême
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