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vendredi 14 octobre 2011

Etoiles

Mes nuitsDe la main de Dieu, comme son image,
Sous vingt milles lieux où elles nagent
ou du front des cieux, brillantes et sages,
blonde et brassé, ou rouge de partage,
pentacle hébreux pour David hommage
Du matin l’adieu, au soir long métrage
Jeunette, beauté, la mère ou grand âge,
Fleurette anisée rafraichissant breuvage
On envie son jeu, sa force ou courage,
Paillettes aux yeux, ou profond corsage,
En cercle, carré, croissant d'un voilage,
Ou souvenirs pavés, aux lieux de passage,
Ne feront oublier de ce jaune l'outrage,
Ce dessin vertueux devint par coloriage
Symbole dévoyé de l'humain carnage,
Toute la cruauté, la fureur et la rage.

lundi 14 février 2011

Lettre de rupture

Gala des étoiles, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Madame, Souffrez que je quittes votre maison. Mais je vous en prie, sur mon âme, N’allez pas imaginer que la raison D’un tel départ est pour une femme. Madame, Vous saurez trouver la solution Pour éviter d'en faire tout un drame Même si j'espère qu'a l'occasion Vous me consacrerez quelques larmes. Madame, Vous me promeniez dans les salons, Exhibant à votre bras mes charmes Comme un brillant à votre giron, Un vrai bon toutou à sa madame, Madame. Si je rêve aujourd'hui d'autres horizons Je reconnais qu'il serait bien infâme D'ignorer le confort de sa prison, Surtout lorsque l'on s'y condamne. Madame, J'escomptais voir dans notre relation Moins de froideur et de calme. Que vous mettiez plus de frissons, De la passion à rendre les armes. Je suis madame, Peut être un authentique micheton Qu'un peu d'or et d’argent alarme Mais surtout un romantique couillon Que la moindre caresse enflamme. Madame, Ne cherchez plus, pas de questions, Juste une fin, ni psycho ni mélodrame Plus d’esclavage ou de soumission. Je pars, une nouvelle vie j’entame. Adieu madame. Votre si dévoué mignon. Téléchargé par francois et fier de l'Être le 2 mai 09 à 9:17 (CET).

Un coup de pompe


Il faut nous dire Adieu, Vieille et vaillante amie. Ce soir tu quittes ces lieux Sans avoir battu l’ennemie. A la mare où ton corps baignait, Je compris que ton cœur saignait. Vaincue comme le grand Achille, D’un petit coup fatal dans la cheville, De ce sale voile entortillé, Comme un suaire lié. Pourtant, jadis tu en libéras, Du moins je crois le savoir, Car ma grand-mère le narra, Les femmes du lavoir. La récompense en fut, Qu’a la tâche tu mourus, Quelques boutons oubliés Dans tes entrailles males soignées. On comprendra que par dépit, Une vaine colère me pris, Et bien mal venue, Au flanc tu reçu. Un coup de pompe. Francoisetfier(Octobre 2005) Téléchargé par francois et fier de l'Être le 4 aoû 08 à 6:14 (CET).

Saxo et son Nounours 3


Ouf! le danger est écarté Chaque heure a son rythme Dès que le petit diable sort de sa boite, Les souvenirs affluent. Je te revois, si affable, la langue moite au sol répandue. Il semble inconcevable qu’en des temps bien révolus Seul ton reconnaissable panache sorte épisodiquement des feuillus. Francoisetfier(Février 2010) Téléchargé par francois et fier de l'Être le 9 fév 06 à 11:13 (CET).

Comète

Poissons volants, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Aussi doux qu’un lange, aussi fin qu’un voile, Comme un rêve étrange caressant une toile, Amoureux d’un ange, aussi brillante et ronde Que nageoire dérange mais lumière inonde Comète fendant l’onde, cherchant son étoile Qu’aucun tour du monde jamais ne lui dévoile. Disparaît à la rosée la si timide du petit jour Toute fraiche et rosée, le soir elle accourt. La voyant nul doute que blanches écailles Quoi qu’il en coute nager ou suer le vaille Quelle cyprinides aspirant à la baiser Marquera d’une ride ses eaux apaisées ? Francoisetfier(Août 2010) Téléchargé par francois et fier de l'Être le 15 jui 10 à 5:59 (CET).

FEUILLES

FEUILLES, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Tête en l'air et pieds dans la boue Le pas crisse, étrave ...Dans le tapis de mort doré Lent, brun des frimas ...Nage heure du brave Loin des beaux près ...Saoul lève d’un bon pas Au vent de la rose et ...Feuille à la bruine marine Gonfle odeur suave ...Écume les basses côtes et Frémissante narines Téléchargé par francois et fier de l'Être le 27 nov 06 à 4:35 (CET).

vendredi 14 janvier 2011

Sur la place

Sur la place, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Suis-je en retard comme à mon habitude ? N’est-il pas surprenant que celui qui déteste attendre vive sans la moindre montre à son poignet ? De retour dans mon cher parc Saint Pierre où j’aime tant flâner, je réalise seulement maintenant qu’un tapis d’ocres et de roux ondule et m’ouvre une allée sous le souffle frais d’une nouvelle saison. Saviez-vous que la vieille feuille qui se laisse entrainer dans les tourbillons d’un vent de folie loin de son tronc, quelque soit son état de verdeur et la sève qui l’anime encore, conservera la même teinte que lors de sa déchéance ? Celle qui a laissé le temps se glisser sur ses nervures entrainant dans les caresses du vent le souvenir de la jeune vigne, de son attache et de sa prude feuille se retrouve bien nue et rougissante. Hormis la mort, il n’est rien d’inéluctable pour le jardinier prévoyant qui a su abriter de l’hivers dans un petit coin, son arbre. Il ne saurait que conseiller à celui qui craint la rugosité du tronc, l’application d’une de ces huiles de massage parfumées qui ne sont que prétextes à nouvelles caresses et qui réchauffent la sève en son cœur. Est-ce pour cela que j’en ai oublié la rigueur des saisons, ayant libéré le rameau de son écorce habituelle. La vie est belle à qui sait la préserver. « Aussi certains jours paraît, une flamme à nos yeux ». Téléchargé par francois et fier de l'Être le 27 nov 06 à 4:35 (CET).

Grimpette

Grimpette, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Grimpette Saxo est toujours le premier arrivé. Il faut dire qu'il y a une belle quantité de marches pas toujours très pratiques pour atteindre le haut du Tumulus de l'Eglise Saint-Michel qui permet d'avoir sur Carnac et ses environs une vue magnifique. Je bloggue A chacun ses manies L’un tenant ses écrits, Frappant ses humeurs Directement sous l’éditeur, D’autres religieusement, Bouche mâchonnant La pointe graphité, Semblent hésiter. A gommes et papiers, souris et clavier, je préfère balades et longues promenades, dictaphone en main pour raconter le lendemain. Mes dires se promènent Là où mon chien me mène, Les gens à l’écoute de ce qu’a donné ma route. Puis visitant des amis, Commentant leurs dits, Trouve l’objet du prochain sujet. Francoisetfier(Novembre 2005)

KDO

KDO, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

L’amie février : Rivière diamantine, Tannage de peluche, Soyeux voiles, Capiteux effluves, Mécanisme de ménagerie, Douceurs pondérales, Cultures enivrantes, Exotiques transports, Tu n’aimes, Je t’aime, Tu m’aime, L’aimeras tu ? Francoisetfier(Février 2006)

Aubade pour ma mie

Plongée, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Pour ma mie, cher amie, J'ai choisi Pour rets Un filet, deux bonnets Pour le voir, un espoir le soir et le matin, du chagrin, Un soutien. Pour la devanture, une garniture en ouverture, Pour les sots. Deux grelots au bas mot. Francoisetfier(Février 2006)

Sourire en coin

Sourire en coin, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Trompe l'oeil Béo n’a pas bien vu derrière son petit écran, Les fenêtres qui s’ouvrent dans mon couloir. Pour la satisfaire, j’en ai fait des gros plans. N‘oublions pas que comme au miroir, Chacun y voit ce qu’il veut y trouver. Noyé dans ce jaune, les arbres au dos arrondi, La dernière œuvre avant l’ultime maladie. Une toile, des huiles, un plaisir retrouvé, Pouvoir combattre Parkinson encore Une dernière fois avant la mort. L’esprit des vivaces dans un pot, Lien d’amitié tissé au boulot. Souvenir d’une exposition organisée Dans cette proche salle à manger. Cadeau paternel, souvenirs de Metraux Tiraillé par une petite faim, Echangés contre un bout de pain A Strasbourg Saint Denis dans le métro. Francoisetfier(Mars 2006)

A toi ma douce

A toi ma douce, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Pâle encore je le déplore mon Aube se léve brisant mes rêves de noiceures ténues la nuit venue. Son clair sourire chassant le pire. L'oeil s'ouvre et me trouve. Exhaussées priéres de chaude lumière qui partout m'envahi et entier me rempli. Calme présence toute luminecence Mon soleil, mes merveilles. Francoisetfier(Avril 2006)

Coquue

Coquue, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

As-tu vu, trotte menue, ce bon gros escargot dans sa nasse cette limace qui pleure sur sa fleur ? Coque brisée l'encornet, il en bave pour la brave et rumine sa Claudine, puis dégorge tout son orge se farci d'ail les entrailles. Dés demain ce crétin tout coquue sera mon menu. Francoisetfier(Avril 2006)

Comptabilité non analytique.


Les courbes généreuses de mon compte joint Font que bourses pleines je n’ai point. Investissant de grimpante action Le lit portefeuille d’immobilisation Satisfait de voir sur la souche Le trésor passif que je touche. J’entrepris délicats placements M’accroissant doucement Ne m’épargnant dans l’opération J’opérais une lente fusion. Point des chèques et retraits Ni pertes d’intérêts, J’oubliais toutes retenues Dévidant d’actifs revenus, Part un capital dépôt. Après lavement fis qu’eaux, A mon crédit je solde épuisé Indice d’y avoir trop puisé Ah ! son bénéfice. Francoisetfier(Avril 2006)

Brin de laine

perle, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Jeune, je voyais l'amour amène, fragile et ténu comme un brin de laine, animal doux et chaud. Un filet léger, une seconde peau pour le poisson épris. Mais, plus tard, j'ai compris que sur ce lien tendu, le filet s'est resseré lui faisant une tenue de plumes et d'écailles tressées Un haume de confort colmaté de petits renforts de ces riens à foison collés sur notre toron comme milliers d'aimants sur un coeur de diamant. Francoisetfier(Juin 2006)

M'amuse

un_champ_de_tulipe, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Lorsque la muse me manque Alors j’ouvre ma banque. Une simple caisse de bois Pleine de trucs rien qu’a moi. Une brassière à pois Pour bébé d’un mois, Par un ruban serrées, Des lettres parfumées Adressées à un militaire Par une future mère. Leur premier présent symbolisé Par quelques mots griffonnés Sur l’image désuète D’une petite étiquette. La sangle déchirée Qui jadis retenait, Les ouvrages étudiés Par un jeune benêt. Le certificat plié Et la croix d’argent D’un petit communiant Qui c’était confirmé ! Et pêle-mêle tout au fond, Un couple en photomatons, Un crâne en porte-clefs D’un squelette étêté. Une grosse montre bracelet A l’aiguille désaxée, Un loup, une encre de chine, La première page d’un fanzine. Quelques sous percés, Un scoubidou pas terminé, Un pagne panthère de tarzan, Un rollot, rouleau de zan, Une autre bande dessinée De Marvel, l’homme araignée. Un ticket de métro poinçonné D’un pisseux jaune délavé. Le miracle enfin s’opère Je sais de quoi vous parler De celui que l’on oblitère Ce rectangle retrouvé. Francoisetfier(Juin 2006)

Violon de l'Ile de White


Du violon, je couche la silhouette Sur ce vélin, des pieds à la tête. Puis entre les courbes, dessine l’âme Triangle alangui qui te fait femme. Pour fidèle à tes yeux et ta pudeur Deux arcs frangés en ferme la lueur. J’ouvre ta bouche d’un Ô taquin, Et trace d’un trait un nez mutin. Sans clef, je gomme les vocales Mais laisse au menton l’ovale. Cou coup gracile à ma main, Il en faut deux pour les seins, Puis trois rondes auréoles Comptant le nombril alvéole. Je ne puis laisser à nu ce corps, Je mêle le lait, le carmin et l’or Peinant sur l’inégale carnation. Ce n’est pas fidèle représentation De ta beauté qui sommeille Mais en moi le désir s’éveille De jouer à prendre la hampe Tendre l’archer, éteindre la lampe. Ainsi donc grave mirliton Quelques vert avant l’action. Francoisetfier(Juin 2006)

Mille milliards

sumi-e_La_fourmis_BW, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Voici venu le temps De l’orge de printemps. La coupe des escourgeons, Nous noirci les clairs tons De bêtes d’orage en quête De chaleur, des pieds à la tête. Et l’on s’arme de citronnelle, Serpentins collant à la tonnelle, Lumière bleutée au couchant, Moustiquaire de porte aux battants. On enivre, de vinaigre ou de bière Limace, abeille, guêpe et épière On invite en ces lieux la demoiselle Qu’elle chasse comme une oiselle, Les importuns rampants ou volants, Les inoffensifs comme les piquants. On prie, aux élytres points d’âge Du bon Dieu la bête à carnage. Point l’amante toute religieuse, La diablesse aux palpes plumeuses. Chenilles, fourmis et pucerons Mouches, asticots et papillons, Sauterelle, doryphore, diptère, Larves, libellules, coléoptère, Termites, criquets et grillons, Bombix, panorpes et charançons, Moustiques, balanins, tabanides, Puces, acridiens, empidides, Punaises, lucanes, hannetons, Odonates, cochenilles, bourdons, Blaberas, Abeilles, carabus, Blattes, perlides, abagus, Drosophile, acariens, agrions, Collemboles, podisma, frelons, Criocère, scarabées, courtilière, Cigales, réduves, Ephéméres. Je ne veux plus de ça chez moi. Francoisetfier(Juillet 2006)

zen

zen, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

J'ai modifié le cadrage d'une autre photo pour mettre en valeur ce petit arbre seul dans la brume que l'on apperçoit au loin derrière les deux iles. Le seul éclairage provient des activités nocturnes de la ville qui entourre l'étang, Amiens. Mes nuits Un vent calme et doucereux Charrie un silence délicieux. Je sèmes mon regard Fatigué mais ludique Sur tes paupières pudiques Une ombre, un fard, Qui voile les combats De suant et tendres ébats. Croise de déchirants phares Pressés ou erratiques Derniers piliers de bar Et femmes lubriques. Aveugle que son prétexte Traine en bout de laisse Dictant le prochain texte Sans même une caresse. A l’oreille susurre Barbara, Le joli temps du lilas Mais de pierre est le jardin Où nous errons serein bien loin du brumeux Precy de l’activité et des soucis des bruyantes artères vidés d’où me vienne les idées et bercé par sa gouaille il faut rentrer, je baille. Francoisetfier(Octobre 2006)

asexuée

asexuée, première mise en ligne par francois et fier de l'Être.

Glaise, pâte à modeler d’un zeste de culpabilité. Il pique le bonhomme on le lisse et le reforme. Une pression au centre, et rentre le ventre, d’un doigt agile pétrit de salive et de mépris. Marche droit petit soldat, surveille ton nez de bois, une larme, un sourire par ci Pas de ceci-cela en chirurgie. Et toujours il a bon dos la révolte et le macho. Que puis-je te faire ? Comme d’habitude : te taire. Francoisetfier(Janvier 2007)