Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en livrée jolie,
Gouttes d'argent d'orfèvrerie ;
Chacun s'habille de nouveau,
Le temps a laissé son manteau.
Charles d'Orléans
jeudi 16 avril 2009
Fontaine
vendredi 27 février 2009
Délaissés ...
Il n'y retrouve pas le temps gagné. Le temps gagné ne se retrouve jamais. C'est par quoi il ressemble tellement au temps perdu. L'homme, à force de vieillir, se retrouve au bord de la mort comme on se retrouve au bord de la mer. La mer, un jour, l'a jeté sur la plage; demain elle va le remporter.
Alexandre Vialatte - Chronique des lectures et des plages
vendredi 20 février 2009
Lève l'ancre
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, Ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Mallarmé - Brise marine
jeudi 19 février 2009
Coquelicot à la tombe
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
A. RIMBAUD
mardi 17 février 2009
Rue du progrès
- Vous croyez au progrès ?
- Je crois que les choses se transforment et peuvent s'améliorer. Mais je ne crois pas que le progrès des choses marche parallèlement avec le progrès des idées.
[ ...]
Le progrès scientifique ne sert pas à la masse, il ne profite qu'aux plus malins. Et comme la moralité de ceux-ci est restée très basse, il n'y a pas réellement progrès, il n'y a qu'apparence de progrès.
- Tolstoï
dimanche 15 février 2009
Lève l'ancre
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l'ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, Ô mon coeur, entends le chant des matelots !
Mallarmé - Brise marine
samedi 14 février 2009
Coquelicot à la tombe
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
A. RIMBAUD