Phare de la jeté saint Nicolas à la Chaume face aux Sable d'Olonne 85 vendée construit en 1910 et haut de 8 mètres ....
Les Phares de nos Hiers
Les phares de nos hiers font briller nos demains ;
Il faut les allumer pour nous servir de guide,
Ils dardent éclairant un futur plus limpide,
Pour nous faire choisir de plus sages chemins
Mais très souvent, hélas, nos vieux passés lointains,
Sont gommés, balayés d’un coup de main rapide ;
Nous allons tâtonnant, aveugles dans le vide,
Sur des sentiers jonchés de brisants incertains.
Le passé doit servir comme un point de repère,
Le grand sine qua non de notre vie entière,
La continuité d’une longue karma.
Il nous faut activer, enflammer la mémoire,
Pour jouir des plaisirs d’un beau diorama,
En allumant les feux du nébuleux grimoire.
Christian CALLY
poesie.webnet.fr/vospoemes/37/liste.html
lundi 2 mars 2009
Phare de la Jeté Saint Nicolas
mercredi 21 novembre 2007
Plaintive tourterelle
Plaintive tourterelle,
Qui roucoules toujours,
Veux-tu prêter ton aile
Pour servir mes amours !
Comme toi, pauvre amante,
Bien loin de mon ramier
Je pleure et me lamente
Sans pouvoir l'oublier.
Vole, et que ton pied rose
Sur l'arbre ou sur la tour
Jamais ne se repose,
Car je languis d'amour ;
Evite, ô ma colombe,
La halte des palmiers
Et tous les toits où tombe
La neige des ramiers.
Va droit sur sa fenêtre,
Près du palais du roi,
Donne-lui cette lettre
Et deux baisers pour moi.
Puis sur mon sein en flamme,
Qui ne peut s'apaiser,
Reviens, avec son âme,
Reviens te reposer.
Théophile GAUTIER
(Recueil : Emaux et camées)
lundi 19 novembre 2007
"...Je vois se dérouler des rivages heureux ..."
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone;
Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.
Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,
Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.
Charles Baudelaire
vendredi 19 octobre 2007
L'huître
Chair molle et visqueuse,
Les bords se rétrécissent
Aux frémissements des pics.
Chair plutôt gélatineuse,
Epaisse et molle,
Engorgée d'eau salée,
Les comparaisons échappent
Aux représentations grasses
Et généreuses.
Coquille dure
Et pierreuse des roches marines,
Aux couleurs incertaines.
La blancheur nacrée force le respect
Des goûts les plus divers.
Son goût lui fait les honneurs
Des tables festives
Que l'on sert sur plateau.
Citronnée elle se fait rétive,
Mâchée elle devient digestive.
Libérée de sa coque emprisonnée,
On la sent, on la mange,
Avant d'y penser.
Et si l'huître n'était coquine,
Se laisserait-elle glisser,
De la bouche au toboggan buccal,
Avant d'être suquée par l'estomac affamé ?
Amélie AVERLAN
http://poesie.webnet.fr/vospoemes/589/3081.html
samedi 13 octobre 2007
Je pense à quoi ???
Derrière ce sourire n'y a t'il pas de la tristesse ? Sûrement !!!
Maelle là compris ....
Tout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frères
Tout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frères
Chacun d'un front serein déguise ses misères.
Chacun ne plaint que soi. Chacun dans son ennui
Envie un autre humain qui se plaint comme lui.
Nul des autres mortels ne mesure les peines,
Qu'ils savent tous cacher comme il cache les siennes ;
Et chacun, l'oeil en pleurs, en son coeur douloureux
Se dit : " Excepté moi, tout le monde est heureux. "
Ils sont tous malheureux. Leur prière importune
Crie et demande au ciel de changer leur fortune.
Ils changent ; et bientôt, versant de nouveaux pleurs,
Ils trouvent qu'ils n'ont fait que changer de malheurs.
André CHÉNIER (1762-1794)
mardi 9 octobre 2007
Tristesse !!!
Quand la tristesse vient en nous,
Ca nous met hors de nous.
A quoi bon pleurer,
Ca ne s'oubliera jamais.
On n'y croit pas en vrai
Mais pourtant, on sait que c'est vrai.
Juste des bisous pour l'oublier?
Mais non, ça ne marchera pas; on ne peut l'oublier.
Que faire pour ne plus être triste comme ça?
Mais la vie est faite comme ça:
De bonheur,
Et de malheur...
Fanny Pigneres
poesie.webnet.fr/vospoemes/2198/13741.html
mercredi 26 septembre 2007
Reflets dans la loire ...
La Loire
La Loire au pieds des monts impétueuse écume
Et roule puissamment le flot portant la grume
Arrachée aux volcans.
Puis c'est, soudain calmé, un fleuve assagi
Qui traverse les plaines avant d'avoir choisi
La mer ou l'océan.
La Loire alors s'endort aux flancs du sable blond
Qu'elle étreint en ses bras en un amour profond
Sous des cieux consentants.
Opulente et coquette elle pare ses coteaux
De l'écrin de ses vignes, de l'or de ses châteaux,
Comme autant de joyaux.
Elle flâne tourangelle et caresse angevine
La pierre, le tuffeau, qui la parant, divine,
Se mirent en ses eaux.
Elle baigne un court instant des berges portuaires
Avant de se donner en son long estuaire
Au sel et aux roseaux
Dispensant ses reflets sous les lourdes paupières
Que font à ses rivages de calmes vasières
La Loire en un voyage qui touche à sa fin,
Se mêle à l'Atlantique et y meurt de chagrin.
Claude COURTY
poesie.webnet.fr/vospoemes/1299/20653.html
samedi 25 août 2007
Le passant ...
A l’apparence d’une ville
N’a-t-on rien appris
de ces corps maladroits
épaules prises accrochées
de ces marches cassées
Celui qui me dépasse
car je vais lentement
me dira son avance
Poème de
Yannick Cordou
www.passant-ordinaire.com/auteurs/auteur_230.asp