la force de l'habitude...
Tu seras un homme, mon fils.
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.
Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling
lundi 1 septembre 2008
y'a un truc qui m'gêne
lundi 18 février 2008
un petit poisson...
un petit poisson...
mais comment s'y prendre
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est dans l'eau
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est là-haut
Quand on est là-haut
Perdu aux creux des nuages
On regarde en bas pour voir
Son amour qui nage
Et l'on voudrait bien changer
Ses ailes en nageoires
Les arbres en plongeoir
Le ciel en baignoire
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est là-haut
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est dans l'eau
Quand on est dans l'eau
On veut que vienne l'orage
Qui apporterait du ciel
Bien plus qu'un message
Qui pourrait d'un coup
Changer au cours du voyage
Des plumes en écailles
Des ailes en chandail
Des algues en paille.
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est dans l'eau
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est là-haut...
juliette greco
vendredi 15 février 2008
un goût de fin
je ne fus que le réceptacle
d'un désir au corps passager
il faut partir maintenant
c'est la fin du spectacle
un p'tit coeur et puis s'en va
ainsi font les fébriles amants
fuis mon coeur de n'être pas aimé
tu ne fus que le réceptacle
d'un regard qui s'est trompé
il faut partir maintenant
naïla
jeudi 10 janvier 2008
Pourvu que toujours
Parlez-moi d'amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n'est pas las de l'entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes :
"Je vous aime"
Vous savez bien
Que dans le fond je n'en crois rien
Mais cependant je veux encore
Écouter ce mot que j'adore
Votre voix aux sons caressants
Qui le murmure en frémissant
Me berce de sa belle histoire
Et malgré moi je veux y croire
Parlez-moi d'amour
Redites-moi des choses tendres
Votre beau discours
Mon cœur n'est pas las de l'entendre
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes :
"Je vous aime"
Il est si doux
Mon cher trésor, d'être un peu fou
La vie est parfois trop amère
Si l'on ne croit pas aux chimères
Le chagrin est vite apaisé
Et se console d'un baiser
Du cœur on guérit la blessure
Par un serment qui le rassure
Juliette Greco
Paroles et Musique: Jean Lenoir
mardi 8 janvier 2008
"j'ai couru
j'ai pleuré
j'aurais voulu être une orchidée
prendre à la terre
ses beautés et ses parfums
et te les offrir à toi
pour que tu m'aimes"
Yves Simon in L'amour dans l'âme
lundi 31 décembre 2007
* t'as d'beaux yeux, tu sais *
Tu l'as donc rencontré
Dans un pauvre bistrot
Où tu vas le matin très tôt
Prendre un petit café
Il venait tous les jours
Et toi tu as fini
Le voyant si triste toujours
Par le trouver gentil
Et hier soir dans ta maison
Tu étais gaie comme un pinson
Ses yeux
Qui te plaisaient tant
T'avaient caressé
D'un regard si tendre
Sa bouche
Qui te plaisait tant
T'avait dit des mots
Pleins de sentiments
Son cœur
Qui te plaisait tant
Battait doucement
Au rythme des rêves
Ses mains
Qui te plaisaient tant
Étreignaient tes mains
D'un geste enivrant
Il avait des beaux yeux
Il avait des mains fines
Une bouche bien dessinée
Il était seul et digne
Tu pensais à son cœur
Tu voulais l'éveiller
Imaginant sa pauvre vie
Tu voulais l'égayer
Mais hier soir dans sa maison
Il était gai comme un pinson
Ses yeux
Qui te plaisaient tant
Regardaient le sang
Couler sur la table
Son cœur
Qui te plaisait tant
Sonnait à coups sourds
Le glas des amants
Sa bouche
Qui te plaisait tant
Murmurait des mots
Qui te rendaient folle
Ses mains
Qui te plaisaient tant
Poussaient un couteau
Dans un ventre blanc
Il préparait des merlans
Les lésions dangereuses - Boris Vian
dimanche 23 décembre 2007
Amoureuse
Une nuit je m'endors avec lui
Mais je sais qu'on nous l'interdit
Et je sens la fièvre qui me mord
Sans que j'ai l'ombre d'un remords
Et l'aurore m'apporte le sommeil
Je ne veux pas qu'arrive le soleil
Quand je prends sa tête entre mes mains
Je vous jure que j'ai du chagrin
Et je me demande
Si cet amour aura un lendemain
Quand je suis loin de lui
Quand je suis loin de lui
Je n'ai plus vraiment toute ma tête
Et je ne suis plus d'ici
Oh ! je ne suis plus d'ici
Je ressens la pluie d'une autre planète
Quand il me serre tout contre lui
Quand je sens que j'entre dans sa vie
Je prie pour que le destin m'en sorte
Je prie pour que le diable m'emporte
Et l'angoisse me montre son visage
Elle me force à parler son langage
Mais quand je prends sa tête entre mes mains
Je vous jure que j'ai du chagrin
Et je me demande
Si cet amour aura un lendemain
Quand je suis loin de lui
Quand je suis loin de lui
Je n'ai plus vraiment toute ma tête
Et je ne suis plus d'ici
Non je ne suis plus d'ici
Je ressens la pluie d'une autre planète
Véronique Sanson
jeudi 29 novembre 2007
Je suis là
Je ne sais plus
je passe d’un état à l’autre
de la haine à l’amour
de l’indifférence à la passion
et sauter si vite de l’un à l’autre me fait peur
peur de moi
je ne suis qu’une montagne de merde
de plus en plus impénétrable
ai-je tant fait de mal dans cette vie
que je sois condamné à le payer de cette solitude
qui colle à ma peau
depuis si loin que remontent mes souvenirs
cet abandon qui fabrique la bête de scène
acharnée
à panser sa plaie de sa langue torturée
écorchée
en sang
sale et bouillonnante
je n’ai pas plus mal que d’habitude
je suis là
je salis tout ce que je touche
si je t’aime malheur à toi
tu feras partie de mon œuvre
l’œuvre d’un artiste du mensonge sincère
perdu entre les deux
le cœur marteau
la haine enclume
tout ça
il y a quelqu’un que ça amuse en moi
mais tout ça ne suffit pas
je n’ai pas changé
je reste mille moi-même
qui hurlent et se battent sans raison
jusqu’à tomber se relever et recommencer
comme ce tableau de Goya
où deux hommes dans la merde jusqu’aux genoux
se tapent dessus à coup de bâton
31.10.93. Péniche.
mano solo, je suis là
mercredi 28 novembre 2007
rien...
Alors je rentre chez moi
ça fait longtemps maintenant que j’ai perdu mon chien
alors dans ma tête je cherche quelqu’un
à qui je pourrais tout expliquer
expliquer quoi
que l’on naît tous seul
et que plus ça va
plus ça s’arrange pas
en choper un ou plutôt une
laisser se déverser la rancune
lui voler tout ce qu’elle croit
maigre fortune
je ne suis pas plus riche
de cet espoir volé aux femmes
j’aurai beau m’en peindre
et m’en badigeonner la face
comme un clown dans sa loge
j’aurai beau m’en foutre des tonnes
le vicieux burin de la vérité
d’un coup viendra tout exploser
alors les éclats
blessent autour de moi.
mano solo, je suis là
vendredi 16 novembre 2007
message 2
Dans l'espoir qu'à l'autre bout du monde quelqu'un tourne son regard vers eux, rie et souffre à leurs côtès.
mercredi 14 novembre 2007
mardi 13 novembre 2007
vendredi 26 octobre 2007
papier froissé
papier froissé
www.dailymotion.com/relevance/search/muse%2C+muscle+museu...
she had something to confess to
but you don't have the time so look the other way
you will wait untill its over
to reveal what you've never shown her
too little much to late
too long trying to resist it
you've just gone and missed it
its escaped your world
can you see that i am needing and begging for so much more
than you could ever give
i don't want you to adore me
don't want you to ignore me
when it pleases you
i'll do it on my own
I have played in every toilet
but you still want to spoil it
to prove i've made a big mistake
too long trying to resist it
you've just gone and missed it
its escaped your world
can you see that i am needing and begging for so much more
than you could ever give
i don't want you to adore me
don't want you to ignore me
when it please you
i'll do it on my own
i'll do it on my own
Muse
lundi 22 octobre 2007
un petit poisson
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est dans l'eau
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est là-haut
Quand on est là-haut
Perdu aux creux des nuages
On regarde en bas pour voir
Son amour qui nage
Et l'on voudrait bien changer
Ses ailes en nageoires
Les arbres en plongeoir
Le ciel en baignoire
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est là-haut
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est dans l'eau
Quand on est dans l'eau
On veut que vienne l'orage
Qui apporterait du ciel
Bien plus qu'un message
Qui pourrait d'un coup
Changer au cours du voyage
Des plumes en écailles
Des ailes en chandail
Des algues en paille.
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est dans l'eau
Un petit poisson, un petit oiseau
S'aimaient d'amour tendre
Mais comment s'y prendre
Quand on est là-haut
Juliette Greco
mercredi 17 octobre 2007
le ciel est par-dessus les toits
Le ciel est par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre par-dessus le toit berce sa palme.
La cloche dans le ciel qu’on voit, doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient dans la ville.
- Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Paul Verlaine
vendredi 12 octobre 2007
*/-*\
Bouteille d'Amour
Je suis ta bouteille
Ton vin
Coupeur de sommeil
Ton assassin
Je m’écoule en toi
Dans ta tête
Branle-bas de combat
Ça éclate
Patatrac
Rouge de moi
Tu t’entêtes
Tête en vrac
Tu me racles
Jusqu’au fond de moi
Goulot de ton ivresse
Je t’enserre et te presse
Ma couleur écarlate
En toi éclate
Dans ta tête
Un peu plus ça tape
Overdose de moi
Un peu plus tu bois
Ma sève ivrique
Je suis ton alambic
Ton verre de vin
Ta goutte électrique
J’explose mon venin
Dans ton corps
Jusqu’à ta mort
En toi ma décharge
Statique tu deviens
Contre mon sein
Dernier rivage
Je suis ta bouteille
Ton vin
Ton assassin
Et je veille
naïla
lundi 8 octobre 2007
M la Maudite
Je suis la très mystérieuse,
Je suis la mante religieuse.
Ni belle, ni bonne,
Je n'aime personne
Et je passe, bonjour.
Je suis celle de la nuit,
Je suis celle de l'amour
Et je croque le mari
Qui rode à mon alentour.
Mais non, mes belles,
Mes tourterelles,
Je suis douce,
Si douce, douce.
J'ai le cœur tendre
Et patte de velours
Et, pour me prendre
Au piège de l'amour,
Il n'y en a qu'un
Qui sait poser ses mains
Au creux de mon cou,
Au creux de mes reins.
Pour vous, je suis mystérieuse,
La noire, la fleur vénéneuse,
Ni belle, ni bonne
Et qui passe, bonjour.
Il s'en est fallu d'un rien,
J'étais blonde au nez mutin.
Chacun a la gueule qu'il a.
Moi j'ai la mienne et voilà.
Pourtant si douce,
Oh douce, douce,
Je suis la fidèle,
La pas cruelle.
Quand je vous quitte,
Je vais, cheveux au vent.
Je vais cueillir
La petite fleur des champs
Mais, pour vous plaire,
Lorsque revient le soir,
Sous les lumières,
Ange du désespoir.
Je suis la très mystérieuse,
La noire, la fleur vénéneuse,
Ni belle, ni bonne,
Je n'aime personne
Et je passe, bonjour,
Et je passe, bonjour.
ni belle ni bonne - barbara
dimanche 7 octobre 2007
censurée
"J'ai dit :
Je monterai au palmier, j'en saisirai les régimes.
Tes seins, qu'ils soient des grappes de raisin,
le parfum de ton souffle, celui des pommes;
ta voix, un vin exquis !
Il va droit à mon bien-aimé, comme il coule sur les lèvres de ceux qui sommeillent. Je suis à mon bien-aimé, et vers moi se porte son désir.
Viens, mon aimé, allons aux champs, nous passerons la nuit dans les villages, dès le matin nous irons aux vignobles. Nous verrons si la vigne bourgeonne,
si les pampres fleurissent, si les grenadiers sont en fleur.
Alors je te ferai le don de mes amours.
Les mandragores exhalent leur parfum, à nos portes sont
tous les meilleurs fruits. Les nouveaux comme les anciens,
je les ai réservés pour toi, mon bien-aimé. "
Le Cantique des Cantiques, extrait de La Bible
lundi 1 octobre 2007
les petits carrés blancs
"les petits carrés blancs
viennent se poser lourdement
les petits carrés blancs
avec des gens dedans"
(extrait, mano solo, In the garden)
dimanche 30 septembre 2007
Celui-là passe toute la nuit
A regarder les étoiles
En pensant qu'au bout du monde
Y a quelqu'un qui pense à lui
Et cette petite fille qui joue
Qui ne veut plus jamais sourire
Et qui voit son père partout
Qui s'est construit un empire
Où qu'ils aillent
Ils sont tristes à la fête
Où qu'ils aillent
Ils sont seuls dans leur tête
Je veux chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal
Qui fait mal
Je veux chanter pour ceux
Qu'on oublie peu à peu
Et qui gardent au fond d'eux
Quelque chose qui fait mal
Qui fait mal
Qui a volé leur histoire
Qui a volé leur mémoire
Qui a piétiné leur vie
Comme on marche sur un miroir
Celui-là voudra des bombes
Celui-là comptera les jours
En alignant des bâtons
Comme les barreaux d'une prison
Où qu'ils aillent
Ils sont tristes à la fête
Où qu'ils aillent
Ils sont seuls dans leur tête
Je veux chanter pour ceux
Qui sont loin de chez eux
Et qui ont dans leurs yeux
Quelque chose qui fait mal
Qui fait mal
Je veux chanter pour ceux
Qu'on oublie peu à peu
Et qui gardent au fond d'eux
Quelque chose qui fait mal
Qui fait mal
Quand je pense à eux
Ça fait mal ça fait mal
Quand je pense à eux
Ça fait mal ça fait mal
michel berger