Ce corps, l'enveloppe de mon âme
Change de forme aux fils des ans
Devenant même une autre femme
Lorsque la nuit devient présent
Elle voyage au bout du monde
Naviguant marées, océans
Les heures masquant les secondes
Sursaute au déchirement du temps
Ses rêves transmutent sa vie
Du début au fils des amours
De la beauté à la folie
C'est incroyable tout ce parcours
Existence fantasmagorique
Révélée par bien des cauchemars
Mais la présence de la musique
Y revient quand même quelques soirs
Parfois elle rit, souvent elle crie
Ouvrant les yeux, le coeur battant
L'éveil la sort de ses ennuis
Le monde n'est pas si méchant
Ce corps se confond aux banquises
Voilà ses pores qui coulent à flots
Il fond à vue d'oeil, c'est la brise
Se réveille baignant dans l'eau
Sa chaleur se mue en frissons
Sa chair brûlante telle une plaie
Rien à faire, charmer l'abandon
Différencier le faux du vrai
(Sue 2008)
samedi 28 février 2009
À la croisée d'une vie!
vendredi 27 février 2009
Délaissés ...
Il n'y retrouve pas le temps gagné. Le temps gagné ne se retrouve jamais. C'est par quoi il ressemble tellement au temps perdu. L'homme, à force de vieillir, se retrouve au bord de la mort comme on se retrouve au bord de la mer. La mer, un jour, l'a jeté sur la plage; demain elle va le remporter.
Alexandre Vialatte - Chronique des lectures et des plages
jeudi 26 février 2009
ROSE VANILLE..........
La rose
Je dirai la rose aux plis gracieux.
La rose est le souffle embaumé des Dieux,
Le plus cher souci des Muses divines.
Je dirai ta gloire, ô charme des yeux,
Ô fleur de Kypris, reine des collines !
Tu t'épanouis entre les beaux doigts
De l'Aube écartant les ombres moroses ;
L'air bleu devient rose, et roses les bois ;
La bouche et le sein des Nymphes sont roses !
Heureuse la vierge aux bras arrondis
Qui dans les halliers humides te cueille !
Heureux le front jeune où tu resplendis !
Heureuse la coupe où nage ta feuille !
Ruisselante encor du flot paternel,
Quand de la mer bleue Aphrodite éclose
Étincela nue aux clartés du ciel,
La Terre jalouse enfanta la rose ;
Et l'Olympe entier, d'amour transporté,
Salua la fleur avec la Beauté !
LECONTE DE LISLE**********
mercredi 25 février 2009
LES YEUX*********
Petit museau, petites dents,
Yeux qui n'étaient point trop ardents,
Mais desquels la prunelle perse
Imitait la couleur diverse
Qu'on voit en cet arc pluvieux
Qui se courbe au travers des cieux ;
La tête à la taille pareille,
Le col grasset, courte l'oreille,
Et dessous un nez ébénin
Un petit mufle léonin,
Autour duquel était plantée
Une barbelette argentée,
Armant d'un petit poil follet
Son musequin damoiselet ;
La gorge douillette et mignonne,
La queue longue à la gueunonne,
Mouchetée diversement
D'un naturel bigarrement :
Tel fut Belaud la gente bête
Qui des pieds jusques à la tête,
De telle beauté fut pourvu
Que son pareil on n'a point vu.
JOACHIM DU BELLAY
mardi 24 février 2009
Au fil de l'hiver.
Courant mélancolique
Je ne suis que moi-même
Sous l'ombre de vos bras
Compagnons des forêts
Au fond de tous mes sens
Vous qui guidez mes voeux.
www.youtube.com/watch?v=UyRX0nXXqd8&feature=related
Yann Tiersen - Pale White
lundi 23 février 2009
Par un regard....Une grâce.
Le feuillage obéit au vent des caresses
Soupirant, amoureux, savourant toujours
Dans le soleil clair du milieu du jour,
Eveillant de sa grâce l'ombre en paresse.
www.youtube.com/watch?v=MzQgr3xv1U8&feature=related
Laurent Voulzy - Le pouvoir des fleurs.
dimanche 22 février 2009
Révérence.
Au bien que tout esprit désire
Au repos où tout le monde aspire
A l'amour, et au plaisir encore.
A mon âme, dans le bleu profond guidée,
Et tu pourras reconnaître l'Idée
De la vie, qu'en ce monde j'admire.
www.youtube.com/watch?v=ywmq0MIQ9xI&feature=related
Francis Cabrel - Tu me corresponds