Si tu trouves sur la plage un joli coquillage
Compose le numéro Océan 00
Et l'oreille à l'appareil
La mer te racontera dans sa langue
Des merveilles que papa te traduira.
Claude Roy
mercredi 7 mai 2008
poésie / merimages 02
mardi 6 mai 2008
Survivante
L'âme a vêtu cette robe fragile
Malhabile, docile, parfois débile
Mais bien loin d'être imbécile
Quand même très habile sur son fil
L'égo a besoin d'indulgence
Il souffre trop, même à outrance
Il est né, a perdu ses sens
Depuis il cherche où est sa chance
Ce corps perdu cherche l'esprit
Celui qui mène vers autrui
Il ne veut pas tous les crédits
Il n'a besoin que d'un ami
Quelqu'un qui loin d'être petit
Lui indiquerait malgré lui
Ce qu'il doit faire dans cette vie
Pour redevenir un grand esprit
Peut-être est-il trop exigeant
Mais il n'est surtout pas méchant
Quand il aime il aime vraiment
Dans le fond ce n'est qu'un enfant
Tous les humains sur cette terre
N'étaient que des enfants naguère
La preuve ils font toujours la guerre
Pour traverser toutes les barrières
Sinon ils seraient tous aimants
Affables, aimables, bienveillants
Ils deviendraient tous des géants
Ignoreraient le mot méchant
Au jardin d'Éden
(Sue 2008)
lundi 5 mai 2008
Deux chevaux cyclopes
Tout le monde connaît le Haiku, mais bien peu s’intéressent au senryū. Pourtant c’est une forme plus amusante de courte poésie japonaise: Elle se compose de trois lignes de 17 syllabes au moins. Il a pour sujet nos faiblesses humaines et non pas la nature ou les saisons. Le senryū est souvent cynique alors que le haïku est sérieux.
Je vous en propose quelques uns sur le rythme 7-5-7 du plus simple au plus complexe.
Ah ! Cupides dont l’égo
perce d’une flèche
le si beau chant des oiseaux.
La langue de vipère
aiguise ses crocs
aux hévéas les plus beaux.
Sur la page, les crayons
plantent une graine
en terre ou sur les sillons.
Va, prends ta plume corps beau,
grave tes lettres
en mon cœur et sur ma peau.
dimanche 4 mai 2008
Fantaisie / sunset!
Observer l'horizon
Apprécier la saison
Déguster sa passion
Élixir ou poison
Peu importe la façon
Être heureux sans raison
Savourer l'abandon
Ce besoin d'évasion
Juste un verre pour sourire
Retrouver nos délires
Et puis redécouvrir
Qu'on s'aime à en mourir
J'ai le feu dans les yeux
Que demander de mieux
Trop se prendre au sérieux
C'est parfois malheureux
Un peu de fantaisie
De soleil dans nos vies
Laissons donc l'infini
Tricoter nos défis
(Sue 2008)
samedi 3 mai 2008
Oser un pas, un petit pas!
Un petit pas, un autre et c'est parti
Savoir oser, cesser de craindre les interdits
Le difficile, c'est le premier sans contredits
Les malhabiles...ils peuvent le faire aussi
Juste un pas, sentir et voir la différence
Le premier est déjà fait depuis l'enfance
Même oublié, l'importance c'est la confiance
La mémoire est en attente d'une autre chance
Les déboires qu'ils sortent de nos tiroirs
Et pourquoi pas, qu'ils aillent se faire voir
Plus jamais ils ne pourront nous faire croire
Que pour nous... il n'existe que du noir
Sauter à l'eau et admirer toutes ces couleurs
Des bleus, des verts et encore que de splendeur
Les roses, les jaunes, du rouge pour votre coeur
L'amour est là...il habite votre intérieur
Pour replonger, de remonter c'est nécessaire
Aller, cesser, c'est fini de faire la guerre
Pour embrasser toutes les courbes de l'atmosphère
Il faut tenter et découvrir le laisser-faire
La vie est belle, et la folie ne l'est pas moins
Lorsque la lumière emprunte ses chemins
Qu'elle traverse les craques et tous leurs liens
La joie de vivre surmonte nos destins
(Sue 2008)
vendredi 2 mai 2008
Saule pleureur!
Bel imposant, majestueux
Rameaux retombants généreux
Un saule planté par nos aieux
Pleureur pas dutout malheureux
Ses grands bras pourraitent abriter
Des enfants démunis, délaissés
De ses effleurements apaiser
Les caresses dont ils ont manquées
Ces petits qui pleurent en silence
Qui n'auront pas connu d'enfance
À quoi ça rime ce mot enfant
Pour tous ces parents délinquants
Je pourrais m'asseoir pendant des heures
À contempler, regarder ...je pleure
Sur toutes ces existences gâchées
Que pouvons nous ...sinon pleurer
(sue 2007)
jeudi 1 mai 2008
La terre
Élément de base de la vie
D'elle dépend notre survie
Terre végétale, terre de roche
Elle n'est jamais moche
Celle-ci est parsemée de cailloux
De la terre dure en- dessous
Nos aieux ont bien travaillé
Pour réussir à labourer
Souvent dehors jusqu'à la nuit
Ils n'avaient jamais fini
Ils auront travaillé dur
Pour nourrir leur progéniture
Certains vivaient dans l'abondance
Tous n'ont pas eu cette chance
Des pauvres et des affamés
Notre patrie en est peuplée
On s'rait porté à croire qu'aujourd'hui
La misère, la honte...tout est fini
Au contraire, il y aura toujours
De pauvres gens aux alentours
Pas besoin d'aller au bout du monde
Il faudrait davantage que l'on sonde
Parfois ce sont nos propres voisins
Trop d' enfants souffrent de la faim
Que dire de la maltraitance
De tous ces gestes de violence
Est-ce qu'il n'y a que la fin du monde
Pour que cesse ces actes immondes
(Sue 2007)